Le groupe Santamaria est incontestablement l'un des meilleurs groupes portugais, et le meilleur dans sa catégorie, dans le contexte national. Il se démarque des autres artistes portugais, déjà par leur son dance, peu répandu au Portugal, par leur professionnalisme du à leur années d'expérience, et par leur dévouement à l'égard de leur fans les plus fidèles.
Le projet de former le groupe a débuté en 1997, avec António Fernando de Sousa Lemos (25 ans, à l'époque) qui travaillait déjà dans des studios d'enregistrement, sa soeur Marlene Filipa [de Sousa lemos], (18 ans) étudiante en psychologie qui sera la chanteuse et leader du groupe et Américo Luís Soares Marante (17 ans) étudiant et ami des Lemos. Filipa écrira "Eu sei, tu es..." et "Não da p'ra viver sem ti" qui seront leurs deux premiers succès.
La première fois que Filipa est monté sur une scène, c'était environ à l'âge de 6 ans ; elle grandit avec la musique. Plus tard elle monte un groupe avec son frère "Tó e Marlene", se produit avec lui dans les fêtes populaires. En 1997, elle fait partie d'un groupe Taitibitileus où elle chante, avec Rui Batista, le compositeur de son groupe actuel, entre autre, le titre "O meu abião" (Esta história é verdadeira, Fala do meu abião, Que situação rafeira, Que grande desilusão...). Elle essaye même quelques scènes à Lisbonne. Lassés de leurs chansons de bals populaires, ils décident de se renouveler et de tenter le succès.
Lorsque ces titres sont enregistrés, ils font appel à deux femmes, Diná manuela Pinto Real, jeune mannequin de 22 ans et une certaine Yolanda, qui occuperont dans le groupe la place des danseuses et choristes. En 1998, ils enregistrent leur premier clip : "Eu sei, tu es..." et commercialisent leur premier album éponyme "Eu sei, tu es...".qui constitue un succès immédiat. C'est l'apparition de la dance au Portugal ; c'est le début d'un groupe qui promet d'énormes succès et pour de longues années.Avant la sortie du deuxième single, Elisabete Magda de Oliveira Monteiro (17 ans) rejoint le groupe après le départ de la deuxième choriste, un départ non sans turbulence, puisque celui-ci fut provoqué par une dispute violente entre l'ex-choriste et Filipa Lemos (. Cela permet à Filipa et à Tony d'avoir dans leur groupe une de leurs amis d'enfance.
Ce que l'on a pu reprocher aux Santamaria dans leurs débuts, c'était qu'ils n'avaient de style propre à eux. Facilement assimilables à des groupes tels que Ace of Base, Wighfield (avec qui d'ailleurs Filipa chante sur leur deuxième album "Sem Limite" la reprise d'un titre du premier : "Happy Maravilha" pour un Duo extraordinaire, et une version Anglo-portugaise de cette chanson "maravilhosa" !!!) ou encore Vengaboys (le troisième album "Voar" est justement très critiquable pour avoir voulu se rapprocher du style de ce groupe et faire de cet album du "déjà-vu" ... enfin du "déjà-entendu".) Le premier album est quand même toujours considéré comme l'un des meilleurs. Les années 1999 et 2000 constituent ce que nous appellerons une mauvaise période, qui selon le nombre d'albums vendus ne semble pas l'être !!! Le Nouveau Départ se fera avec l'album "Reflexus" :
En 2001, les Santamaria commencent à se détacher de ces groupes, bien que le style de "Reflexus" rappelle encore quelques artistes tels que Gala ou encore Corona. On détecte aussi de nouvelles capicités vocales que l'on ne soupçonnait pas chez Filipa, des performances qui ont d'ailleurs été récompensées la même année, par le Globe d'Or du meilleur interprète. Le groupe impose alors leur nouveau style dans le monde de l'Euro-Dance, bien qu'ils se soient depuis longtemps imposé dans le monde la musique portugaise se dissociant de tout stéréotype traditionnel.
La richesse du groupe vient aussi de la varièté des styles (qui partent de la Dance-Pop à la Techno-Dance en passant par des rythmes un peu discos, jazzis, latinos, raggas... rétros, voire ultra-modernes). Leur place dans la World-Dance est bel-et-bien marquée : ils peuvent désormais s'inspirer d'autres groupes sans forcément se coller d'étiquette. La preuve est dans l'album "2Beat" (2005) avec une reprise du groupe Blue Lagoon, une version portugaise de "Break my Stride" interprétée en duo avec Lucas Jr et qui leur est bien fidèle (aux Santamaria justement)
Ceci est donc le résultat des performances vocales de Filipa Lemos, et du travail fourni depuis des années par les autres membres du groupe et par leurs collaborateurs. "Nous essayons toujours de produire quelque chose de différent, annonce Tony Lemos, producteur musical et membre du groupe, dans une grande lignée où il est difficile de créer de grandes nouveautés : C'est une musique précise, c'est une musique simple. Mais je pense que même comme ça nous arrivons à produire ces nouveautés, et à donner au public de nouvelles choses." (DVD Boogie Woogie) Les Santamaria n'ont peut-être pas commencé par la perfection (et ne l'ont peut-être pas encore touché pour certains) mais le public n'a pas eu besoin de ça pour faire d'eux le meilleur groupe national. Leur générosité, leur présence et leur sincérité nous suffisent pour dire qu'à la perfection, il y sont !!!


